Philippines : Bohol et Panglao
Nous voilà partis pour les Philippines après 2 mois parfaits en Thaïlande. Nous décollons de Chiang Mai, faisons une escale de 6h à Bangkok pendant laquelle le temps est passé si vite que nous avons failli rater notre avion. En plus d’arriver à l’enregistrement à 5 minutes de sa fermeture, l’hôtesse nous demande notre billet de sortie du territoire philippin. « Euh, quel billet ? » Elle nous laisse 5 min pour acheter le bout de papier sans lequel on ne peut monter dans l’avion. Après 6h à se prélasser, déjeuner, travailler tranquillement au coin d’un café, nous voilà en stress en moins d’une minute. Au final, on trouve un Manille-Taipei à la volée et on s’en sort indemnes. Mieux que ça, après avoir pressé le pas pour rejoindre notre porte d’embarquement, nous découvrons que notre avion a plus d’une demie heure de retard, ce qui nous permet, en fin de compte, de partager une bière en rigolant de cette mésaventure qui a failli être bien contraignante (nous ne l’avons pas précisé mais pour compléter le tout c’était aussi notre dernier jour de visa en Thaïlande).
Aéroport de Manille
On prend enfin l’avion pour Manille mais on n’est pas au bout de nos peines. Le moment où on aura les orteils en éventail sur le sable blanc philippin est encore loin. Par contre, ces orteils viennent de fouler le sol des Philippines pour une escale de 4h à Manille en plein milieu de la nuit. On vous passe les détails de cette mini salle d’attente bondée de monde avec le son des télés beaucoup trop fort. Bref, on vient nous chercher en van pour un petit tour gratuit dans tout l’aéroport, au milieu d’avions dans lesquels on n’a pas forcément envie de voyager. Nous voilà en vol pour la ville de Cebu, qui se trouve sur l’île du même nom. On commence à se rapprocher de notre point de chute : Bohol.
Arrivés à Cebu, on saute dans un taxi direction le port pour prendre un bateau qui nous emmène à l’île de Bohol. 2h de traversée pour 450 pesos/pers. Après 24h de voyage nous voilà au port de Bohol et ce qu’on peut vous dire c’est qu’on ne voit toujours pas le paradis espéré. Raffinerie à gauche, détritus à droite, pluie battante sur nos têtes, et ville d’arrivée (Tagbilaran) qui ne fait vraiment pas rêver. Évidemment, nous n’avions pas réservé d’hôtel. On passe pas moins d’une heure dans ce magnifique port pour en chercher un et c’est à ce moment qu’on se rend compte que l’offre est vraiment restreinte et le rapport qualité-prix très mauvais.
Il faut dire qu’un ensemble de paramètres s’additionnent pour nous offrir un moment pas des plus enviables : un typhon responsable de la pluie et du temps gris, le nouvel an chinois à cause duquel beaucoup d’hôtels sont pleins et plusieurs lieux bondés de touristes, notre fatigue évidemment qui n’arrange pas le tout et enfin, un réseau wifi et mobile catastrophique, à cause duquel on met 1h à réserver une nuit d’hôtel. Bref c’était la grosse galère mais on fini par choisir un hôtel par défaut, qui s’est finalement avéré être pas si mal que ça.
Le « silver lining » comme disent les anglais, c’est qu’on ne nous avait pas menti sur une chose : les philippins sont d’un gentillesse que peu de peuples connaissent. Et de surcroît, ils parlent un anglais parfait ce qui facilite vraiment les échanges.
que faire à Bohol : Chocolate Hills, tarsiers, pythons et rivière loboc
On ne se laisse pas abattre par la pluie et les balades dans Tagbilaran qui n’offrent rien de concluent, on décide de réserver un chauffeur (2500 pesos) qui nous emmènera faire un tour dans l’île de Bohol à la découverte de ses paysages. En temps normal nous aurions pris un scooter mais vu qu’il pleuvait encore beaucoup et que nous n’étions pas équipés pour rouler sous la pluie nous avons fait un compromis. Cela dit, si vous songez faire ce tour optez pour le scooter, c’est beaucoup mieux !
On part donc pour la journée (ensoleillée, la pluie ayant décidé de passer son chemin) avec notre chauffeur pas très bavard. On commence par les Chocolate Hills, l’attraction principale de l’île. Ce sont plein de petites collines qui se succèdent et offre un paysage sympa à voir. Si on dit qu’il est préférable d’y aller en scooter c’est que les routes à l’intérieur des terres de Bohol sont vraiment belles : rizières à perte de vue, petites maisons… en scoot on peut en profiter pleinement, s’arrêter où on veut. Mais il y a un peu de route pour aller aux Chocolate Hills (une bonne heure en voiture). Le paysage depuis les CH est sympa mais rien de spectaculaire, on trouve que c’est vraiment survendu. Au final le site en lui même n’est pas incroyable : il y a des touristes, on te lâche en haut le temps de prendre une photo et voilà.

On reprend la route pour nous rendre dans les différents endroits prévus dans le tour : la réserve de tarsiers, la réserve de pythons et de papillons, une forêt, une église, avec un arrêt pour déjeuner sur un bateau restaurant flottant. C’est à ce moment précis qu’on a décidé de tout arrêter, c’était trop pour nous : on s’est senti comme des moutons à la queue leu leu au milieu de cars de chinois (au sens propre). On nous a lâché sur le parking, donné un numéro avec lequel on doit gentiment aller s’assoir sur un banc en attendant qu’on nous appelle au micro. « Numéro 53 : 5-3. Numéro 54 : 5-4 ». Le repas-croisière était hors de prix comparé aux prix locaux : 500 pesos par personne. Arrivés à la caisse on a fait demi-tour sans poser de questions. On est allés chercher notre chauffeur qui était en train de jouer au billard avec tous les autres chauffeurs qui attendaient leurs moutons. C’est là qu’on a vu le petit restaurant local prévu pour les chauffeurs. On a demandé si on pouvait y manger et on s’y est régalé, pour 160 pesos pour deux. Après ça on a pris notre temps pour se balader au bord de la rivière Loboc qui, pour le coup, est vraiment belle. Une eau d’un turquoise vraiment particulier, entourée de végétation. Le reste des « attractions » citées plus haut sont tournées exclusivement pour le tourisme.






On regarde un peu sur des blogs ce qu’on peut faire d’autre dans le coin, en attendant l’arrivée de notre ami Thomas. C’est comme ça qu’on décide d’aller à Panglao, île attachée à Bohol, accessible en voiture, et dont on a lu les mérites.
5 jours à Panglao
Étant donné qu’on a galéré pour réserver un hôtel à notre arrivée à Bohol, on réserve immédiatement 4 nuits dans un hôtel à Panglao. Arrivés sur l’île on est tout contents : on met directement nos maillots en se disant « Yes : baignade sur une belle plage, sieste, farniente. » On prend notre scoot direction Alona Beach, que le gérant de la guest house nous a directement conseillé et… hum. Horrible, oppressant à souhaits, blindé, ultra bruyant, une centaine de bateaux, touristes, bétonné. La côte d’azur. On fuit.
On cherche une autre plage (on ne s’est toujours pas baignés). On en trouve une sur la carte (à son entrée est indiqué : « 5 pesos », qu’on n’a pas payé). Elle semble moins touristique car il n’y a pas de scoot garés à l’entrée, contrairement à Alona beach qui en était envahie. Ben normal parce que ce n’est pas une plage mais un dépôt d’ordures. Il y a des trous de déchets, l’eau est marron, des bateaux sont amarrés partout sur le bord. Le bad. On trouve finalement une autre plage où il y a moins de monde mais qui n’est franchement pas paradisiaque. Ça reste quand même une mince consolation et on assiste à un joli coucher de soleil avec quelques belles couleurs.
Alona beach
La belle partie de notre séjour à Panglao c’est la rencontre d’un couple de français super sympas avec qui on a passé une soirée entière attablés à une terrasse improvisée de supérette de rue, à manger des brochettes au barbecue au bord de la route et danser sur les tables avec les locaux qui, s’amusant bien avec nous, ont décidé de ne pas fermer la boutique et de danser jusqu’au petit matin.
C’est ce même couple qui nous conseille d’aller à Siquijor, une île non loin de Bohol et dans laquelle on va beaucoup plus se plaire.
Après une première semaine pas très concluante, nous voilà en direction de notre prochain paradis : Siquijor Island.