Philippines : 1 semaine sur l’île de Siquijor
Non loin de Bohol, au sud, se trouve Siquijor (compter 700 pesos par personne pour se rendre de Bohol à Siquijor), petite île qui regorge de recoins sympas, qu’on a un peu galéré à trouver mais une fois qu’on les avait découverts on ne voulait plus les quitter ! Notre ami Thomas nous y a rejoint pour entamer son séjour de deux semaines aux Philippines à nos côtés.
Voici donc une petite sélection de ce qu’on a pu découvrir de meilleur sur l’île.
Sur l’île de Siquijor il y a deux principales villes : Siquijor et Larena (on arrive en bateau dans l’un de ces deux ports). Si vous avez besoin de retirer de l’argent c’est le moment ! Il n’y a pas d’autre distributeur (ATM) qui fonctionne sur l’île. San Juan est une autre petite ville avec des commerces, petits bar et restos, qui se trouve à l’ouest. C’est cette partie qui nous a semblé la plus belle de l’île et où ON a réalisé la majorité de nos activités.
Comment se déplacer à Siquijor ?
Depuis le port et pour vous rendre à votre hébergement vous pouvez soit louer un scoot (mais ce sera plus cher au port que dans votre hôtel ou guesthouse et, en plus, avec les bagages ce n’est pas forcément pratique), soit prendre un tricycle (tuk-tuk local). Tous les chauffeurs ont un barème des prix et pourront vous montrer combien coûte la course jusqu’à votre hébergement (tous les hôtels et guesthouse sont listés sur leur barème). Le prix nous a semblé un peu cher à première vue (350 pesos pour nous rendre à notre guesthouse) mais le trajet est vite long : on a mis plus d’une heure pour traverser l’île en tricycle.
Ensuite, pour se déplacer dans Siquijor il nous semble indispensable de louer un scoot.
Où loger à Siquijor ?
Nous avons séjourné au Xylla house, guesthouse à 4km au sud de San Juan, au niveau de la pointe sud de l’île, dans les terres. L’endroit offre un confort très basique mais il est très calme et vraiment pas cher. C’était un parfait compromis pour nous.
Nous n’y avons pas dormi mais y avons passé beaucoup de temps et recommandons vraiment ce lieu à tout point de vue : le U Story. Tenu par une française et son mari philippin, le lieu est idéalement situé : à la fois proche des différents bars et restos sympas du coin et à la fois suffisamment en retrait de la route principale pour s’y sentir au calme. L’endroit est superbe, offre une vue magnifique sur la mer et le coucher de soleil, pendant lequel on peut voir, en plus des couleurs incroyables, des tortues qui se baladent à quelques mètres de nous (généralement entre 16h et 17h). Il n’y a pas de plage mais une petite crique ravissante depuis laquelle on peut se lancer pour aller faire du snorkeling et nager, comme nous, avec les tricots rayés aka les cobras des mers. On y a fait la connaissance des ces serpents magnifiques à observer, dont le venin est mortel mais qui ne sont absolument pas agressifs.
Si ça ne vous a toujours pas convaincu il faut qu’on rajoute que la nourriture fusion y est délicieuse, précédée puis accompagnée d’un cocktail et d’un bon vin.
Si vous y allez, laissez vous tenter par un massage / réflexologie. Vous n’allez pas être déçus !





Quelles sont les meilleures plages de Siquijor ?
Contrairement à ce à quoi on pourrait s’attendre, il n’est pas évident de trouver LA plage de rêve à Siquijor. Il faut connaître ou se faire conseiller car en fin de compte il n’y a pas beaucoup de plages sur l’île (on vous explique pourquoi en fin d’article). La plupart (et les plus belles) sont privées et pour s’y rendre, il faut passer par l’établissement qui détient la plage.
Plages libres d’accès :
Paliton beach est facilement accessible et gratuite. C’est une plage sympa si on veut dorer au soleil sur le sable fin. En revanche, les amoureux de la baignade n’y trouveront pas spécialement leur compte : il n’y a pas beaucoup de fond. Elle se trouve au nord ouest de l’île.
À l’extrême opposé, à l’est de l’île, vous trouverez la plage de Salagdoong. Elle est payante (20 pesos par personne + 30 pesos pour garer le scoot) et nous a personnellement beaucoup moins charmé. Il y a un peu de monde et les alentours sont bétonnés. Par contre, on peut y manger de super bonnes glaces locales ;-)
Minaluan - Kagusua Beach
Plages privées :
La meilleure plage qu’on a pu découvrir à Siquijor est la plage privée du ressort Coco Groove (que vous ne pouvez pas louper puisqu’il ressemble à un château tout droit sorti du Moyen-Âge). Pour s’y rendre vous pouvez simplement aller déjeuner ou prendre un verre dans leur restaurant en bord de plage, comme nous l’avons fait. Ce qui rend cet endroit particulier c’est la réserve protégée qu’il abrite et qui en fait un spot idéal pour faire du snorkeling. Il est possible de louer le matériel de snorkeling au resort, dans une boutique au bord de la plage (compter 50 pesos par article). On a pu y observer de belles couleurs et plein de poissons !
Enfin, Minaluan - Kagusua Beach, n’est pas vraiment libre d’accès mais nous y sommes quand même allés. Un portail barre l’entrée du site. Nous l’avons escaladé puis avons suivi le court chemin jusqu’à la crique vraiment sympa qui valait le détour. Nous y avons d’ailleurs croisé un groupe de personnes qui y était installé. Lorsque nous avons voulu y retourner, avec Thomas cette fois, un garde nous a demandé de faire demi tour en nous disant que l’endroit était dangereux. On s’est dit qu’il s’agissait sûrement d’un site privé que les propriétaires veulent protéger.
Où manger à Siquijor ?
Voici une sélection de nos restaurants préférés à Siquijor :
On vous a déjà parlé du U Story où on s’est régalé avec leur cuisine fusion. Il faut réserver pour y manger le soir mais ça vaut le coup ! On allume les torches et on place les bougies sur les tables : ambiance romantique assurée !
La Baha Bar : un belle maisonnée en bois, grande et conviviale avec de la musique live et un buffet à volonté super bon. Le cochon à la broche nous a régalé, accompagné d’une bonne bière brassée sur place.
Le Monkey Business : un resto tout neuf avec une ambiance sympa grâce à la musique live. On y a vécu une scène bien rigolote puisqu’une philippine a préparé toute une mise en scène pour surprendre son petit copain le jour de la St Valentin : tout le resto s’est retrouvé un ballon de baudruche et une rose à la main dans l’attente de l’arrivé du « chanceux » espagnol qui allait récolter les présents. S’en st suivi une chanson que la jeune fille avait préparé pour son amoureux. Bref, aussi kitch que rigolo.
Le Rock café : ne manquez pas cette petite cantine, en bord de plage et de route, absolument délicieuse ! Il faut y aller pour le coucher du soleil, vers 17h pour en profiter pleinement. Les plats sont préparés par des mamas locales. N’hésitez pas à TOUT goûter car tout est super bon !






Que faire à Siquijor ?
Un classique : faire le tour de l’île en scoot ! Oui, mais que voir ?
La cascade Cambugahay : il est préférable d’y aller tôt le matin pour éviter la foule. Le site est très touristique mais ça se comprend parce qu’il est vraiment très beau. Il y a des piscines naturelles dans cette cascade et on peut s’y prélasser dans de l’eau turquoise.
Aller voir la fabrique locale d’huile de coco qui fourni plusieurs revendeurs aux Philippines : nous avons pu voir tout le process de fabrication de l’huile de coco. Les gérants prennent volontiers 15 minutes pour nous faire faire le tour du lieu et nous expliquer tout le processus.
Les vieilles noix de coco seulement sont utilisées. Un première personne se charge d’abord de retirer une grosse partie de la coque, une deuxième peaufine ensuite la noix de coco à la machette pour enlever l’excédent. Ensuite on coupe la noix de coco en deux : l’eau de coco n’est pas utilisée et si le noyau s’avère être trop gros, la noix de coco entière est jetée. Tout cela est réalisé en extérieur, sous une chaleur plombante. On passe ensuite à l’intérieur : la chair de la noix de coco est gratée à l’aide d’une machine pour en récupérer tous les flocons. Ceux-ci sont placés sur une grande plaque métallique pour être séchés. Sous la plaque, un gros feu de bois alimenté des carcasses de coques de noix de coco, qui chauffe les flocons de coco, sans cesse mélangés, afin de retirer toute l’eau qui peut encore s’y trouver. Enfin, on tasse le tout dans un cylindre qu’on presse au maximum pour récupérer l’huile. 15 noix de coco sont nécessaires pour faire 1 litre d’huile. Une boutique à la sortie de la fabrique permet de faire un petit geste pour remercier les gérants de la visite. On en a profité pour acheter de l’huile, bien sûr (parfait pour se démaquiller naturellement) mais aussi du savon de coco et de l’huile de massage.
Faire du canoë : avec Johannes, un allemand rencontré au U Story qui vit sur l’île depuis un moment. On adore faire du canoë et ça allait d’autant plus le coup d’en faire à Siquijor parce qu’on pouvait admirer des paysages bien particuliers, visibles seulement depuis la mer. S’il n’y a pas beaucoup de plages accessibles sur l’île c’est en fait parce qu’une majeure partie de la côte est formée de falaises. Ces rochers abruptes sont magnifiques à admirer depuis la mer. On a pu voir une tortue et faire du snorkeling sur la « plage des pirates » comme les locaux l’appellent. Johannes a programmé la sortie en fin de journée pour pouvoir profiter du coucher de soleil depuis notre canoë. C’était top !




Après une super semaine passée sur l’île qui nous a réconcilié avec les Philippines (lire nos débuts à Bohol et Panglao) nous prenons le bateau pour la ville de Cebu (compter 1200 pesos par personne pour s’y rendre en bateau depuis Siquijor en passant par Bohol). Cette ville escale ne nous offre rien de plus que de prendre l’avion pour notre prochain paradis : Coron (prévoir du temps pour se rendre à l’aéroport car le trafic est très dense à Cebu).